Conseils techniques

Introduction

Vous souhaitez vous aussi vous lancer dans une aventure polaire mais ne savez pas trop par où commencer? Rassurez vous, nous étions un peu comme vous avant de partir. Nous avons pu profiter de l'expérience de guides polaires tel que Nicolas Dubreuil (voir section liens) et avons trouvé aussi quelques conseils sur la toile. Étant très reconnaissant pour tous ces apports, à notre tour de vous faire profiter de notre expérience.

Nous avons divisé cette section en cinq parties, celle-ci sur le matériel technique, une seconde sur l'habillement, une troisième décrivant les trucs et astuces utilisés par Gérard pouvant intéresser de futurs émules, une quatrième détaillant plus spécifiquement la pharmacie et une dernière parlant de la nourriture.

Aussi, vous trouverez une section bibliographie dans laquelle nous vous proposons une sélection de livres sur le sujet des expéditions polaires.

Campement

Le camp, c'est primordial. Vous allez y passer plus de la moitié de votre expédition. Entre les soirs, les jours de tempête, il faut être correctement installé. Vous ne vous en reposerez que mieux et vous maximiserez ainsi vos chances de succès. C'est malheureusement le matériel qui vous coutera le plus cher mais il ne faut pas hésiter dans ce cas à mettre un peu plus pour plus de confort.

Tente

En terme de tentes quatre saisons, la référence est la VE-25 (3 places) de chez The North Face. Nous avons cependant opté, sur conseils d'un guide polaire pour une tente plus grande, la Svalbard 5 (5 places ci dessous) de chez Helsport, plus adaptées pour trois personnes. De nombreux autres modèles existent, à différents prix, et avant de choisir, sans mentionnez le critère évident du poids, retenez ces quelques petits conseils. Acheter d'occasion peut se révéler intéressant mais avec une tente neuve, vous partirez la conscience tranquille.

Premier critère important, la taille. Si vous avez une petite expérience de camping, vous saurez que le nombre de places annoncées pour une tente est quelque peu "boite de sardine". De plus, en raid polaire, avec tout le matériel et les duvets épais, vous pensez bien que c'est encore plus difficile! Le chiffre à retenir pour un bon confort c'est 75cm de largeur par personne au niveau des épaules. La VE-25 est ainsi parfaite pour deux personnes et la Svalbard 5 pour trois.

Avoir une abside de taille convenable est aussi important car c'est en soi, en complément de la chambre à coucher, un deuxième lieu de vie dans lequel vous allez pouvoir préparer les repas, manger, bricoler, etc. Il est vrai que l'on peut se contenter d'une petite abside mais vous apprécierez par exemple de boire une bonne soupe sans craindre de renverser tout sur votre duvet, d'avoir de la place pour cuisiner dedans les jours de vent (fréquents!), de pouvoir entrer et sortir un à un dans la chambre de façon à avoir un maximum de place pour manœuvrer, etc. La liste d'avantages est longue et nous terminerons par la possibilité de faire une fosse à froid (en bleu ci dessous). Comme son nom l'indique, c'est une tranchée creusée dans l'abside permettant à l'air froid (plus dense) de descendre. On gagne ainsi la nuit quelques degrés dans la chambre. Vous pourrez de plus vous assoir sur les bords ce cette fosse comme sur un banc, encore un confort non négligeable.

Troisième critère, l'aération. Mieux elle sera, moins vous aurez à gratter le givre le matin sous le double toit causé par votre inévitable transpiration.

Soulignons aussi qu'une bonne résistance est essentielle et c'est pourquoi il faudra veiller à prendre un tente basse et de forme plutôt allongée (type tunnel).La présence de toiles à pourrir rallongeant chaque pan de la tente est aussi importante. Une fois recouvertes de neige, ces bandes empêchent que l'air ne s'engouffre sous le double toit. Une ouverture latérale (porte) de la tente est préférable. En cas de fort vent, pas de miracle, il faut bien tendre la tente. Et si le vent tourne de façon radicale, il est important de remettre l'axe de la tente dans celui du vent.

Par tout temps, vous apprécierez aussi d'avoir une tente rapide et facile à monter. Ne vous fatiguez pas à bien ranger votre tente tous les jours. Tout en les laissant au maximum dans leurs guides, pliez vos perches en deux ou trois (de la longueur de votre pulka) puis roulez la autour des ces dernières. Vous n'aurez plus qu'à la poser sur le haut de votre traineau pour un gain de temps considérable! On pourra par commodité scotcher les emboitures qui n'auront pas besoin d'être défaites. Il faudra aussi veiller à ce que la tente ai toujours un point d'ancrage pendant le montage et démontage de façon à ne pas être surpris pas un coup de vent hasardeux. Enfin, des sardines à neige sont bien sûr indispensables. C'est cher mais vous pouvez les fabriquer simplement vous même avec de la simple cornière en aluminium.

Dernier point important, le kit de réparation. S'il n'est pas fourni avec, pensez à vous en faire un : arceaux de rechange, carrés de tissu et colle, fil et aiguille.

Sacs de couchage

Peu de conseil ici sinon que celui de louer ce type de matériel si vous n'êtes pas un professionnel. Les sacs 100% synthétiques seront toujours mieux que ceux en duvet car ils retiendrons moins l'humidité et sècherons plus vite en cas de petit pépin. Si vous n'avez les meilleurs duvets du monde, pensez qu'un petit duvet intérieur en polaire, très léger, permet simplement de rabaisser la zone de confort du sac principal.

Matelas

Pour votre confort de sommeil, vous aurez besoin d'un matelas gonflable, fin et auto gonflant. Triple avantage, c'est plus confortable qu'une simple mousse, plus compact une fois plié et la couche d'air vous isolera mieux du sol. Non indispensable, doubler en dessous d'un matelas en mousse permettra de protéger ces matelas qui sont quand même fragiles. De plus, si celui-ci crève, vous n'aurez pas à dormir à même le sol.

Thermarest est la marque par excellence. Pas besoin de refaire sa réputation, la qualité est là et la garantie aussi. Des modèles bien moins chers existent aussi cependant chez Décathlon. Tout dépend de l'utilisation que vous voudrez en faire après votre raid. Dans tous les cas, un petit kit de réparation n'est jamais de trop!

Réchaud et popote

Avec la tente, ce sont les deux matériels indispensables. Encore que l'on peut partir sans tente mais sans réchaud, la tâche s'annonce compliquée ! Il vous servira à faire fondre la neige pour disposer d'eau. L'eau est essentielle pour boire et réhydrater votre nourriture lyophilisée (voir chapitre nourriture). Vous ne pouvez pas vous en passer. Si votre réchaud vous lâche, vous pouvez appeler les secours.

Dans le froid, il est difficile d'utiliser du gaz car avec la température, il sort moins bien de la bouteille, voire pas du tout. Si vous en doutez, faites un test vous même en mettant votre bouteille de gaz au congélateur pendant quelques heures avant de vous en servir. Il vous faut donc utiliser un réchaud à carburant liquide. Cela se présente sous la forme d'un bruleur accompagné d'un réservoir de carburant que vous mettrez vous pression avec une pompe. Un préchauffage étant requis, ils sont un peu moins faciles à utiliser que les réchauds à gaz alors il faut bien se familiariser avec avant de partir. Certains ne marchent qu'avec un certain type de carburant (l'alcool à bruler ou l'essence par exemple) et d'autres avec tout un panel de liquides inflammables. Mieux vaut avoir un réchaud du deuxième type car vous achèterez votre carburant sur place et Dieu sait ce que vous allez trouver.

Il existe principalement deux fabricants pour ce type de réchaud : Primus et MSR. Nous avons opté pour le modèle Omnifuel de la première marque car il présente l'avantage d'avoir une flamme réglable en intensité et est relativement facile à nettoyer. Ce dernier détail est très important car si, comme nous, vous utilisez de l'essence, vous aurez fréquemment à décrasser les conduits (tous les deux jours si vous ne voulez pas avoir de surprises). En plus du kit de démontage/nettoyage qui doit être fourni avec le réchaud, pensez à prendre des accessoires complémentaires pour rendre le nettoyage plus facile (aiguille à coudre fine, brosse à dent au poil dur, chiffon, etc).

Si vous en avez la possibilité, achetez des carburants propres (alcool à brûler, essence pour lampe dite "blanche", white spirit, alcool désaromatisé). Même si c'est plus cher, vous vous embêterai moins avec le nettoyage qui sera beaucoup moins fréquent (pendant notre entrainement dans le Vercors, nous nous sommes servis d'alcool désaromatisé pendant cinq jours sans le nettoyer une seule fois et le réchaud était encore propre à la fin). Aussi, l'odeur et les vapeurs dégagées seront moins pénibles à supporter. En terme de quantité, prévoir 0.3 litres par jour et par personne. C'est normalement largement suffisant pour couvrir vos besoins. Transporter ce liquide dans des bidons prévus pour et suffisamment rigides pour éviter tout risque de perçage. Par précaution quand même, placer ces bidons dans des sacs à gavas épais et étanches. Vous minimiserez ainsi le risque de contamination de votre nourriture. Et surtout, ne faites pas la même erreur que nous en prenant un jerricane à eau souple sous prétexte que c'est plus léger. Cela n'a pas raté, ils s'est percé le premier jour, a fuit dans la pulka de Nicolas et a contaminé notre stock de nouilles chinoises. Ce ne fut finalement pas trop grave mais Nicolas se souviens encore des première nuits passées dans son duvet parfumé au sans plomb!

Accessoire indispensable pour le réchaud, c'est une planche en bois pour éviter que les pieds ne reposent directement sur la neige et s'enfoncent. Inutile de vous encombrer d'un coupe vent car au moindre courant d'air vous ferez la cuisine à l'intérieur où vous aurez un bien meilleur rendement du réchaud.

Pour faire chauffer l'eau, vous aurez bien sûr besoin d'une bouilloire. Question taille, il y a des avantages à prendre gros comme à prendre petit. Le minimum c'est ce qui correspond à la doses d'eau nécessaire pour réhydrater autant de plats lyophilisés que le nombre de personne utilisant le réchaud. Le plus important, c'est de prendre du solide! Petites astuces pour accélérer la fonte de la neige et améliorer le rendement du réchaud : utiliser la neige la plus compacte possible (la glace est parfaite), rajouter celle-ci progressivement et toujours garder un fond d'eau liquide avant de mettre de la neige fraiche. Il existe aussi des "radiateurs" à mettre autour de votre bouilloire qui permettent de profiter au maximum de l'inévitable air chaud qui montent le long parois latérales de la bouilloire. Cela augmente encore le rendement mais ce n'est pas absolument indispensable (nous n'en avions pas).

Enfin, pour manger, vous aurez besoin d'un récipient et de couverts. Pour le deuxième point, une cuillère en plastique et un couteau (opinel) suffisent. Question récipient, il faut quelques chose de stable que vous puissiez poser partout sans que cela ne risque de se renverser. Nous avions opté pour des gamelles à chien qui se sont avérées très pratiques. Vous pouvez aussi opter pour des thermos alimentaires en forme de tasse avec un couvercle. Certains plats demandant jusqu'à 10 minutes pour se réhydrater, vous aurez ainsi l'avantage de toujours manger bien chaud.

Petit matériel ou les trucs qui font toute la différence !

Indispensables, des bouts de matelas en mousses pour éviter de vous assoir directement sur la neige. C'est peu encombrant, léger et tellement plus agréable.

Un entonnoir pour verser l'essence dans la bouteille du réchaud et un autre pour vos thermos. Le second est moins indispensable que l'autre si votre bouilloire a un bon bec verseur.

Une paire de gants en caoutchouc pour manipuler l'essence et une autre pour transporter la neige que vous allez faire fondre. Pensez à les prendre suffisamment larges pour avoir au minimum une paire de sous gants en dessous. En effet, le caoutchouc est redoutablement efficace pour les échanges de chaleur par convection. Pour éviter d'enfiler tout le temps cette dernière paire, une bonne astuce consiste à manipuler la neige avec votre opinel.

Autre matériel

Skis

Pour vous déplacer, il est conseillé de prendre des skis. L'idéal, ce sont des skis de randonnée nordiques (courts, larges et très légers). Avec des fixations universelles, il permettent de plus de les utiliser avec un grande variété de chaussures, dont des chaussures souples, beaucoup plus confortables.

Si vous possédez cependant déjà une paire de skis de randonnée "normaux", vous pouvez aussi partir avec. Ils seront plus lourds mais avec plus de longueur, vous aurez plus de "prise" dans la neige légère. De plus, en montée, dans les pentes un peu raides, vous pourrez ajouter des couteaux pour vous faciliter la vie. Enfin, dans les descentes, vous serez bien mieux arrimés avec vos chaussures rigides sur fixations alpines qu'avec des chaussures souples sur fixations universelles.

Après, il vous est aussi possible de prendre des raquettes ou tout autre moyen de déplacement sur neige. Méfiez vous cependant. Moins votre moyen de locomotion réparti votre poids sur le sol, plus vous avez de chance de briser d'éventuels ponds de neige recouvrant des crevasses sur les glaciers.

A noter que vraiment tout est possible. Retrouvez ici par exemple l'exemple de deux jeunes qui sont partis en même temps que nous au Spitzberg pour y faire du kitesurf.

Pulkas

La taille de vos pulkas dépendra de la durée de votre expédition. Il y a un minimum incompressible correspondant à votre matériel et le reste correspond à la nourriture et l'essence. Il est pratique de tout compartimenter pour vite trouver ce dont vous avez besoin.

C'est plutôt le type de matériel qu'il faut louer car vous ne vous en servirez pas tous les jours ! La marque la plus connue est celle du fabricant norvégien Fjellpulken mais il en existe plein d'autres. Vous pouvez aussi fabriquer vous même si vous en avez la volonté. Les modèles sont de formes variées et le mieux est d'avoir la coque la plus haute possible. La raison est simple. En cas de de forte épaisseur de poudreuse, la pulka s'enfonce et frotte sur les côtés. Et la coque, plus régulière et lisse, glisse mieux que le tissu aux formes difformes et rugueux.

Vous aurez aussi le choix du mode de traction : barres ou cordes. Les secondes sont beaucoup plus tout terrain et dans un endroit comme le Spitzberg, c'est le mieux. Les premières sont bien pour terrain moins accidentés car plus rigides. Dans tous les cas, il faut que la traction soit équipée d'un système d'amortissement, tendeurs ou ressorts, de façon à éviter les à-coups. Un bon harnais est aussi essentiel pour votre confort.

Thermos

Que dire ici sinon que de prendre trois thermos d'un litre par personne. C'est une quantité largement suffisante. En cas de casse d'un, il vous reste alors deux litres, ce qui est le minimum.

Panneau solaire

Vous emmènerai certainement avec vous des appareils électriques qui fonctionnent sur batterie et à moins que vous en emmeniez un stock important, il va vous falloir les recharger à un moment ou à un autre. Pour cela, vous aurez recours à l'énergie solaire qui est bien la seule disponible et à des chargeurs de type allume-cigare.

Mais avant de parler de panneaux solaires, commençons par un peu de science. Ci-dessous, vous pouvez voir des cartes de Artic Meteorology and Climate Atlas (Artic climatology project) montrant le rayonnement solaire global moyen aux mois d'avril, mai, juin et juillet sur la région du pole nord (cliquez dessus pour agrandir). Sachant que le rayonnement solaire standard est de 1000 W/m², on s'aperçoit que celui-ci est relativement faible aux poles, la faute à l'inclinaison plus forte des rayons aux extrémités de la terre.

Ajoutez à cela le froid qui ralenti sérieusement les réactions chimiques, donc la charge de vos batteries, cette dernière s'annonce quelque peu compromise. C'est d'autant plus vrai pour les batteries au lithium qui équipent aujourd'hui la plupart des appareils portatifs. Pour maximiser le rendement de charge, il existe cependant une solution simple : utiliser des batteries tampon au nickel qui sont moins sensibles au froid et qui n'ont pas de seuil minimum en terme de puissance de charge.

Le principe de ce système est simple. Chargez un paquet de pile rechargeables de façon à ce que l'énergie stockée dans cet ensemble soit au moins égale à la quantité d'énergie stockable dans vote accumulateur au lithium. Pour cette opération, arrangez les piles en série/parallèle de façon à rapprocher le plus possible la tension de charge à celle de sortie du panneau solaire. Pour palier aux variations, vous pouvez utiliser un régulateur de tension. Une fois cette opération terminée, il vous faut transférer l'énergie dans l'autre pile. Pour ça, faites vous un petit montage transformant votre ensemble de batteries au nickel en chargeur allume-cigare (douzaine de piles 1.2V en série avec régulateur de tension 12V) et chargez votre accu au lithium bien au chaud la nuit dans votre duvet. De façon à maximiser la charge du premier ensemble en journée, vous pouvez gardez le garder près du corps en prévoyant des fils suffisamment longs.

Venons en maintenant au panneau solaire lui-même. Il existe plusieurs types de cellules solaires et la technologie amorphe est la plus polyvalente. C'est elle qui a le meilleur rendement sous couverture nuageuse. En sortie, le mieux est d'avoir une prise allume cigare femelle. Mais si ce n'est pas le cas, vous pouvez toujours en rajouter une vous même. Il est aussi pratique d'avoir un panneau solaire souple de façon à pouvoir l'attacher facilement avec des tendeurs. Nous avions le modèle Sunpack de chez Flexcell qui est de plus roulable.

C'est sûr, plus le panneau est complexe, plus il est cher. Après, à vous de juger ce qui sera le plus pratique pour vous. Et si vous n'avez pas envie d'investir dans ce type de matériel, partez tout simplement avec un stock de piles alcalines non rechargeables et un montage bricolé pour recharger vos appareils. Si vous ne partez pas très longtemps ou avez peu d'appareils électriques, c'est la solution idéale.

Alpinisme

Si votre périple doit vous amener à parcourir la calotte glacière, il peut être bon d'emmener un minimum de matériel d'alpinisme, à savoir des crampons et de quoi faire un mouflage. Les premiers vous servirons quand les pentes sont trop importantes ou là où la glace n'est pas suffisamment recouverte de neige. Pour ce qui est du deuxième, vous en aurez besoin si vous avez le malheur de tomber dans une crevasse.

Un piolet n'est pas indispensable mais si vous compter faire un peu de grimpe, c'est toujours mieux que de simples bâtons. Pensez aussi que les piolets peuvent servir de sardine à neige pour la tente.

Sécurité

Où que vous alliez, il vous sera surement demandé de vous équiper avec de quoi contacter les secours. L'équipement le plus important à avoir est une balise satellite (Sarsat voir Argos). En cas de problème sérieux (votre tente vient par exemple de se faire emporter par la tempête et vous êtes réfugiés dans une tranchée creusée en catastrophe), vous déclenchez cette dernière, les secours sont prévenus par l'opérateur du système et si les conditions le permettent, la grosse cavalerie arrive.

Bien sûr, si vous devez être rapatrié pour des raisons qui ne demandant pas d'être pris en charge dans les plus brefs délais (vous vous êtes par exemple tordu la cheville et pouvez difficilement marcher), vous aurez besoin de contacter les secours par le biais d'un téléphone satellite (Iridium). Plutôt que de vous envoyer l'artillerie lourde, grâce à vos explications, on vous enverra ainsi des secours beaucoup plus adaptés. Cela coutera moins cher à vos assurances et provoquera moins de panique (il faut savoir que dans le premier cas, vos familles sont contactées en même temps que les secours par l'opérateur et personne ne sait alors quelle est votre situation).
Ce type de matériel est très facile à louer. Rien ne sert de l'acheter. Vous serez de plus certain de partir avec du matériel fonctionnant correctement.

Outils

Enfin, ne pas oublier d'emmener avec vous un minimum de bricolage. Couteau suisse ou pince multifonction (leatherman), prenez ce que vous avez. Une minimum de couture est aussi très utile. Mais surtout, n'oubliez pas la brosse, très utile pour gratter la neige ou le givre partout où elle/il est indésirable.